Le 23 septembre, au Google Enterprise Summit, Google et HP ont annoncé une chose simple : la téléprésence 3D n'est plus un prototype. HP Dimension with Google Beam est désormais disponible aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et au Japon. Mais attention au raccourci : ce produit n'est pas dans le programme de certification Google Meet Hardware. Il joue dans une autre catégorie.
Trois éléments concrets. D'abord, un déploiement commercial sur six pays, la France étant dans le premier wagon. Ensuite, un écosystème de 18 partenaires de distribution équipés pour installer et supporter la machine. Enfin, un réseau étendu signé avec Industrious, opérateur d'espaces de travail flexibles : dès octobre, on pourra réserver une salle Beam aux États-Unis (Atlanta, Chicago, New York, Palo Alto) pour tester la bête sans acheter.
Côté produit, HP Dimension reprend Google Beam (ex Project Starline) et l'habille : un écran light-field de 65 pouces en 8K, plusieurs caméras, de l'audio spatial, des micros à formation de faisceaux et un éclairage adaptatif. Aucun casque, aucune lunette à porter. Le système gère nativement Google Meet et Zoom Rooms, et assure l'interopérabilité avec Microsoft Teams et Webex. Le ticket d'entrée, lui, est resté celui de l'InfoComm 2025 : environ 24 999 dollars, licences Google Beam facturées séparément.
Le matériel Google Meet certifié, c'est une autre famille : Compute System, barres Logitech, Neat Board, Poly Studio, contrôleurs tactiles. Des appareils pensés pour équiper une salle entière. Beam est un poste dédié, conçu pour deux petits groupes face à face. Vous ne remplacerez pas un Rally Bar par un Beam, et inversement. Les deux cohabitent.
Google a publié le résultat d'une étude interne de huit semaines : les équipes utilisant Beam se sentaient 50 % plus connectées, jugeaient leur retour 33 % plus facile à comprendre et tenaient 21 % de réunions de suivi en moins. La recherche initiale montre aussi 28 % d'informations retenues en plus, 14 % de temps supplémentaire passé à regarder son interlocuteur, et 39 % de comportements non verbaux en plus. Plus de 87 % des participants au pilote interne ont préféré l'expérience à la visio classique.
Ce sont des chiffres internes, donc à prendre comme tels : intéressants, mais pas un audit indépendant. En revanche, les premiers clients ne sont pas des anonymes. Bain & Company a testé Beam sur des entretiens de recrutement, et Netflix ou Capital Group figurent parmi les premiers acheteurs.
Trois cas reviennent. Le recrutement et les entretiens, où lire le langage corporel change la décision. La conversation à enjeu : négociation, relation client fragile, coaching d'un manager. Et le travail à distance entre pairs, quand une visio classique ne suffit plus à faire avancer un sujet complexe.
Ne raisonnez pas en « remplacement » de salle. Posez-vous une seule question : avez-vous un lieu et un cas d'usage récurrents où l'enjeu justifie 25 000 dollars de matériel plus la licence ? Si la réponse n'est pas évidente, ne l'achetez pas. Et si vous voulez simplement rendre vos salles existantes plus performantes, la question est ailleurs : parc, firmware, certification. Un revendeur et intégrateur Google Meet Hardware comme Krouli fait le point sur votre parc avant d'ajouter une technologie de rupture.
Beam en France : marketing ou vrai cas d'usage ?
Avant d'investir dans une technologie de rupture, assurez la base : parc, licences, firmwares, certification.
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